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Coup de cœur immédiat quand j'ai vu cette planche. Déjà repérée dans le catalogue Artcurial en 2009 lors de la vente des 131 strips en un seul et même lot, je n'ai pas pu résister longtemps quand l'opportunité s'est présentée de pouvoir récupérer cette planche n°1 issue de La jeunesse de et découpage très cinéma. Très peu de textes. Planche de début. Belle chute en dernière case. Et toute la noirceur de Raspoutine exprimée en une planche. Ajouté à cela beaucoup de noirs réalisés à l'encre de Chine. Cela me paraissait évident après avoir vu ses très grands formats à l'exposition de la collection MEL à Liège et j'ai flashé sur cette période très différente de celle de Pif ! Certes son travail est réalisé en partie avec un feutre noir, mais une quantité plus ou moins grande d’encre de Chine est bien présente suivant les strips, et donc qu'importe le mixte de la technique. Et ici le feutre n'a pas bougé en 35 ans...Cet épisode avec un Corto âgé de 17 ans était prévu à l'origine pour une publication en strip au jour le jour dans le quotidien français Le Matin de Paris. Il formera une histoire courte en 33 planches qui se déroule sur fonds d'armistice de cette guerre russo-japonaise en septembre 1905. Pour l'occasion, Corto Maltèse sera mis en présence pour la première fois de Raspoutine par l'intermédiaire de Jack London...Enfin précisons que cette planche fut présentée en 1986 à l'exposition parisienne du Grand Palais et reprise dans son la petite histoire En 1980 commence la publication, simultanément en italien dans Linus et en français dans À Suivre, de La Maison dorée de Samarkand », mais elle est interrompue de façon inattendue l’année suivante après 22 planches. En effet, Pratt se décide subitement de se consacrer à La Jeunesse de Corto », qui paraîtra en double bande quotidienne dans Le Matin de Parisdu 5 août 1981 au 1er janvier 1982. À la suite de désaccords avec Perdriel, le responsable du journal, Pratt achève cet épisode beaucoup plus rapidement qu’il ne l’avait prévu, et revient à La Maison dorée de Samarkand », qu’il termine de 1983 à 1985 dans la revue italienne Corto Maltese fondée deux ans plus explique ainsi à Dominique Petitfaux que Perdriel m’avait demandé de faire un strip quotidien en noir et blanc et une planche hebdomadaire en couleurs, comme dans les journaux américains. Il est prévu que Corto arrive dans une planche couleurs, et je devais retarder son arrivée jusqu’au moment où les planches couleurs commenceraient. Mais quand Perdriel a finalement lancé le supplément couleurs il n’y avait que des bandes comiques. Je n’ai pas compris ce qui s’est passé, alors je me suis fatigué d’attendre et j’ai terminé rapidement cette histoire.… La publication aurait dû durer plus d’un an. … Avec des histoires sur la jeunesse de Corto, je peux retrouver une époque qui me plait plus. »Ensuite, cette version en noir et blanc sera immédiatement remontée avec une nouvelle traduction ce qui explique le texte différent du premier phylactère par les éditions Casterman dans des pages proposées en quatre strips pour le mensuel À Suivre n°51-52-53 d’avril à juin 1982, et ensuite en album cartonné en une édition cartonnée de luxe », en 1985, toujours chez Casterman, proposa une nouvelle version en couleurs réalisée par Patrizia Zanotti, avec trois strips par pages et quelques aquarelles 1996 et en 2008 lors d’une autre réédition sous une nouvelle couverture, Casterman prit le parti de publier l’ouvrage avec jaquette et avec des pages de six cases disposées en gaufrier, pour augmenter artificiellement le nombre de pages…A propos des onomatopées "CRACK" de Pratt que j'ai toujours adorées, voici encore un extrait de l'interview fleuve entre Petitfaux et le père de Corto "DP A propos de code, le mot "crack" correspond chez vous à un coup de feu. Hergé a déclaré un jour qu'il était gêné par ce système d'onomatopées dans un code francophone, un coup de fusil fait "pan", "crack" c'est le bruit de quelque chose qui se Je ne suis pas entré dans la bande dessinée par la production francophone - j'ai découvert la BD franco-belge bien plus tard - mais par le monde anglo-saxon, où on utilise comme onomatopées des mots dérivés de verbes "crash" comme verbe de to crash. Ce code me semble meilleur. Il y a aussi un point de vue calligraphique écrire dans la vignette "bang" ou "crack" me parait plus joli que d'écrire "pan". En Italie, il y a eu un travail universitaire sur le système onomatopéique de Pratt." dans De l'autre côté de Corto paru chez CastermanChronologiquement, cette histoire a donc été dessinée en 1981 juste entre son Jesuite Joe & le début de Samarkand 1980, et sa Conversation à Moulhoulé pour la suite de ses Scorpions du désert 1982.Comme pour TOUS ses épisodes de Corto de sa période A suivre qui commence en 1977 avec Fable de Venise et sans aucune exception, Pratt se fera aider par Guido Fuga. Ce dernier dira plus tard "je me suis concentré sur les décors et les engins techniques".
Labelle personne lui ressemble, mix subtil d’exigences, de regrets, d’élans, de renoncements, de fatalités. Naviguant, fluide, alerte, enchanté-désenchanté (refrains de Nick Drake à l’appui) de la Renaissance aux années 2000 en passant par les glorieuses 60’s pour mieux distiller un sentiment irrésistible d’éternité.
Accompagné par ses acteurs Jamie Dornan, Caitriona Balfe et Ciaran Hinds, Kenneth Branagh évoque "Belfast", film inspiré de son enfance en Irlande. Thor dans la Phase I du Marvel Cinematic Universe. La renaissance de Jack Ryan sur grand écran. La transposition du Cendrillon de Disney en live. Deux adaptations luxueuses d'Agatha Christie, et une plongée dans l'univers des romans pour jeunes adultes. Si l'on excepte ce film sur son idole William Shakespeare All is True sorti directement en VOD chez nous, Kenneth Branagh a navigué entre les studios ces dernières années. Son retour à un cinéma plus intime avec Belfast est d'autant plus marquant que le long métrage s'inspire de sa propre enfance en Irlande pendant l'été 1969, alors que l'homme marchait sur la Lune et que la violence éclatait dans les rues de sa ville. Aux côtés de ses acteurs et compatriotes Jamie Dornan, Caitriona Balfe et Ciaran Hinds, qui incarnent respectivement des versions de son père, sa mère et son grand-père, le cinéaste revient sur ce beau film en noir et blanc en lice pour sept Oscars. AlloCiné "Belfast" est un projet très personnel pour vous. Depuis combien de temps aviez-vous cette histoire en tête ?Kenneth Branagh J'ai l'impression d'avoir eu envie d'écrire sur Belfast pendant longtemps, sans vraiment savoir quelle serait l'histoire. Ce n'est qu'au moment du confinement, lorsque j'ai ressenti un sentiment d'incertitude face à cet avenir inconnu, que je me suis vraiment rappelé ce qu'il s'était passé lorsque la violence s'était invitée dans ma vie à Belfast. Car cette même sensation d'un avenir totalement incertain, je l'avais déjà ressentie lorsque j'avais 9 ans. La façon dont ces familles - et pas seulement la nôtre - ont fait face à cette situation est soudain devenue, cinquante ans plus tard, un moyen de raconter l'histoire. Et c'est ainsi devenu plus personnel que je ne le pensais. Était-ce aussi, pour vous, une manière de renouer avec un cinéma plus intime, après plusieurs gros films réalisés pour le compte de studios ?Kenneth Branagh Je pense que oui. Et c'est même ce que j'appellerais ma place naturelle. J'ai débuté avec des petits films, qui reposaient sur les performances des acteurs. Et faire Belfast juste après le confinement s'est révélé être très collaboratif, comme si une petite industrie artisanale se remettait au travail. Malgré les protocoles Covid, l'expérience était très personnelle et, de ce point de vue, le projet a été très renouvelant, très réparateur. Comme un retour à une façon de travailler que j'aime beaucoup. Faire Belfast juste après le confinement s'est révélé être très collaboratif, comme si une petite industrie artisanale se remettait au travail Vous parliez plus tôt de votre famille comment est-ce que cela se passe lorsque l'on doit choisir des acteurs et actrices pour incarner ses membres ?Kenneth Branagh Je voulais que le film s'inspire de mon histoire, mais j'ai très tôt dit aux acteurs que même si j'étais très heureux de leur répondre sur des questions précises autour de mes parents et ma famille, je préférais entendre Jamie Dornan évoquer sa relation avec son père. Ou que Caitriona Balfe parle de son expérience, elle qui a grandi à la frontière entre le Nord et le Sud de l'Irlande, où l'atmosphère était particulièrement explosive. C'était un endroit potentiellement très violent, donc je voulais qu'elle s'approprie le sujet. Mais le défi, avec Caitriona et Jamie, a surtout été de trouver ce pétillement, cette alchimie que j'avais le sentiment que mes parents avaient. C'était peut-être le point de vue d'un enfant de 9 ans, mais je voyais chez eux un glamour que Jamie et Caitriona ont réussi à capturer. Judi Dench et Ciaran Hinds possédaient, de leur côté, l'esprit et l'humour de mes grands-parents. En plus d'une âme qui leur donne de la profondeur. Et pour ce qui est du jeune Jude Hill, le but était de trouver quelqu'un d'assez présent pour que l'on puisse voir le film et l'histoire sur ses traits. C'est aussi un enfant qui sait écouter sans donner l'impression qu'il joue quelqu'un qui écoute. Il était juste présent, et j'ai eu de la chance avec les acteurs que j'ai pu avoir. Jamie Dornan Quand Kenneth est venu me voir, seule Judi Dench était attachée au projet, donc c'était comme un home run pour moi j'étais partant sans même avoir à lire le scénario. Puis je l'ai lu et j'ai réalisé à quel point c'était proche de son expérience et de son histoire personnelle, ce qui peut rajouter un peu de pression supplémentaire. Mais je savais que Ken me voulait pour le rôle et j'avais peur que, le jour où nous devions nous rencontrer pour nous parler, il réalise qu'il avait fait une grosse erreur et ne veuille plus que je fasse le film rires Mais le contraire s'est produit. Il m'a imprégné de la confiance qu'il avait en moi et de son envie que je fasse ce voyage avec lui. Je me suis senti particulièrement privilégié que l'on me demande d'être impliqué dans cette histoire qui est très personelle pour lui, mais également pour moi. Je viens aussi de Belfast, j'ai raconté des histoires de la ville et je compte le faire le reste de ma carrière si l'on m'en donne l'opportunité. Celle-ci m'a paru très spéciale car très humaine et terre-à -terre, et qu'elle parlait d'une famille prise dans ces événements. Et ce privilège m'a moins fait ressentir de la pression que de la liberté vis-à -vis de ce récit. VISU Ciaran Hinds Nous venons tous d'Irlande du Nord. A part Dame Judi Dench. Mais Kenneth et elle ont travaillé ensemble onze ou douze fois, entre le théâtre et le cinéma, donc il lui fait totalement confiance. Ils ont cette relation merveilleuse, et l'Histoire nous a prouvé à quel point elle est une actrice brillante. Je pense qu'il a toujours pensé à elle pour le rôle, car l'amour et l'affection qu'il éprouve pour elle devait lui rappeler l'amour et l'affection qu'il éprouvait pour sa grand-mère. Donc il était logique qu'elle joue ce personnage. Caitriona Balfe Lorsque j'ai été approchée et que l'on m'a dit que Kenneth voulait me rencontrer, Dame Judi, Jamie et Ciaran Hinds étaient déjà engagés. Donc j'étais surexcitée par le simple fait que l'on me propose de lire le scénario, que j'ai trouvé magnifique. Tout comme le personnage de Ma qui, sur le papier, m'a semblé complexe, pleinement formé, à tel point que j'ai eu le sentiment de la reconnaître immédiatement. Et j'ai découvert, lors de ma première rencontre avec lui, que Kenneth était l'une des personnes les plus adorables qui soient. Il m'a très vite interrogée sur ma vie et mes expériences, et j'ai alors compris qu'il essayait de voir ce que je pouvais apporter au rôle, dans la mesure où l'idée n'était pas de faire un documentaire sur ses parents. Il nous a donné beaucoup de liberté, et j'ai l'impression qu'elle nous a portés et permis de faire de ce projet quelque chose d'organique et charmante, où nous étions tous en phase les uns avec les autres. C'est aussi ce qui l'a rendu spécial. Vous avez dit dans une interview que les souvenirs de Belfast que vous aviez étaient gris, car le ciel l'était toujours Kenneth. Est-ce pour cette raison que vous avez tourné le film en noir et blanc ?Kenneth Branagh C'était un monde monochrome, oui. Il pleuvait souvent dans cette ville très masculine, le ciel gris, typique du Nord de l'Irlande, était très présent. Et la télévision était en noir et blanc. Comme les films que je découvrais à la maison. Raconter l'histoire de Belfast de cette manière lui donnait une sorte de poésie et le rapprochait du réalisme social que j'aimais dans les films britanniques du début des années 60. Et cela permettait de créer un contraste avec l'apparition des couleurs explosives lorsque nous allions au cinéma en famille et étions témoins de la beauté immersive du Technicolor sur grand écran pendant les années 60. C'est agréable de voir la ville de Belfast de cette manière plutôt que d'être toujours dans le pessimisme Ces scènes donnent à "Belfast" un aspect un peu plus cinématographique encore. Y a-t-il des films qui vous ont inspiré, pour l'histoire ou sur le plan visuel ? On pense parfois à "Cinema Paradiso".Kenneth Branagh Cinema Paradiso a définitivement compté, pour son cœur. Mais également Le Voleur de Bicyclette. Ou Au revoir les enfants de Louis Malle pour son ton. C'est un film magnifique, sans doute l'un de mes préférés, qui possède une tendresse, un côté poignant, une nature douce-amère et une jeunesse qui en font une œuvre exquise. Jamie Dornan Le film s'inspire aussi de photographies comme celles d'Henri Cartier-Bresson, qui ont eu une influence sur le paysage. On nous a aussi montré un montage, qui nous a très tôt montré ce à quoi Belfast allait ressembler sur le plan stylistique. Mais nous savions que Kenneth, le chef décorateur Jim Clay et le chef opérateur Haris Zambarloukos, avec cette idée de film en noir et blanc, allaient créer un agréable paysage visuel dans lequel nous n'aurions qu'à combler les blancs rires L'une des grandes forces du film, c'est son esthétique. On retient beaucoup de ses plans, et on en sort en se disant que Belfast n'a jamais paru aussi belle et artistique auparavant. Et c'est agréable de voir la ville de cette manière plutôt que d'être toujours dans le pessimisme. C'est très poétique et plaisant de faire partie de ces images. Propos recueillis par Maximilien Pierrette à Paris les 21 janvier et 15 février 2022
Enquête de son père, elle part à Paris en compagnie de Kylian, son ami noir, pour rencontrer un photographe célèbre pour ses oeuvres en noir et blanc. ©Electre 2016 Ana, 14 ans, est achromate de naissance : elle ne distingue pas les couleurs et voit tout en noir et blanc.
Il fait doux en cette après-midi printanière dans ce petit coin d'Ile-de-France. Tandis que le pays ne va pas tarder à assister au fameux débat de l'entre-deux-tours entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron, Annie Ernaux, mélenchoniste convaincue, s'apprête à s'envoler du côté de Madrid pour recevoir un prix littéraire, trop contente d'échapper à cette rencontre au sommet - elle s'est tout de même décidée, "la mort dans l'âme", à donner sa voix à l'actuel président de la République. Mais, pour l'heure, elle est là , souriante et accueillante, sur le pas de la porte de sa délicieuse maison de Cergy surplombant l'Oise. Au menu du jour, deux livres, fort dissemblables le premier, un volumineux ouvrage publié par les éditions de l'Herne, fort d'une quarantaine de contributions, de trois entretiens inédits et de nombreux extraits jamais dévoilés du journal d'Annie Ernaux, le tout sous la férule de l'universitaire Pierre-Louis Fort ; le second, à peine une novella, une petite quarantaine de pages titrée Le Jeune Homme et publiée par Gallimard tous deux en librairie le 4 mai - et, disons-le tout de go, un délice, un bonbon, un clin d'oeil à la vie, qui nous rappelle que l'auteure de Passion simple, de Se perdre et de L'Usage de la photo n'a pas son pareil pour conter les histoires de couple et les jeux de l'amour. Un menu conséquent, donc, et près de deux heures de conversation ponctuées par le rire plein de jeunesse d'une romancière qui compte 81 printemps. L'Express Dans l'avant-propos de ce "Cahier", son maître d'oeuvre, Pierre-Louis Fort, vous présente comme une figure majeure de la littérature étudiée sur les cinq continents. Cette consécration ne vous effraie-t-elle pas ? Offre limitée. 2 mois pour 1€ sans engagement Annie Ernaux Non, car cela n'a aucune réalité. En fait, je réponds à des journalistes coréens comme je le ferais à un prof de Cergy-Pontoise. Et puis, au fond, la consécration est tardive. J'ai commencé à publier à 33 ans, et ce n'est que dix ans plus tard que j'ai eu du succès, avec La Place. Ce livre a eu une répercussion énorme, et cela, oui, à l'époque, m'a accablée. Je ressentais une sorte d'imposture lorsque, dans les salons du livre, on me disait "vous avez raconté mon histoire". Ce sentiment d'illégitimité est-il féminin ? C'est ma partie aveugle de penser que la gloire est réservée aux autres. Je me souviens encore de cette citation de Mme de Staël lue à 16 ans "La gloire est, pour les femmes, le deuil éclatant du bonheur." J'ai toujours une forme de distance par rapport à la consécration, mais en même temps je ne dois pas me mentir comment réagirais-je si j'étais une écrivaine qui, comme beaucoup, se désole d'avoir peu de lecteurs ? Vous avez écrit que la consécration était en même temps "magnifique et mortelle"... J'ai toujours l'impression qu'il y a un malentendu. Non pas dans le fait que j'ai écrit ce que je voulais écrire et que j'ai l'impression d'être allée au bout de quelque chose, mais parce que c'est terminé, tout ce qui arrive concerne ce qui est déjà passé. Votre nom a été évoqué par les bookmakers pour le prix Nobel de littérature, finalement attribué en octobre dernier au romancier tanzanien Abdulrazak Gurnah. Avez-vous été déçue ? J'étais complètement à l'écart de tout cela. Je disais à tous ceux qui frémissaient autour de moi "C'est une sinistre histoire, c'est une blague." Et c'était bien une blague. Je n'ai pas été déçue, au contraire, j'étais très heureuse de continuer à vivre ma vie ordinaire. J'aurais peur d'être estampillée à vie "Annie Ernaux Prix Nobel", de même que je ne verrais pas une "Annie Ernaux de l'Académie française". A ce propos, j'ai pris les devants, j'ai dit très tôt aux membres du Quai Conti comme à ceux du jury Goncourt qu'il n'était pas question de faire partie de leur compagnie, comme il n'est pas question pour moi de recevoir la Légion d'honneur. Oublions le Nobel... En revanche vous avez reçu en 2021 le prix Prince-Pierre-de-Monaco... Oui, et je suis allée le réceptionner. C'est incroyable, Monaco, on a l'impression d'être dans une opérette de béton et non dans le monde réel. Et les gens, dans la rue, c'est le XVIe ou le VIIe arrondissement puissance plus ! Je ne l'ai pas très bien vécu, car je sais que le jury ne voulait pas de moi ; il paraît que c'est Caroline de Monaco - une femme très intéressante, d'ailleurs - qui a insisté. Reste qu'il y a des prix, à connotation européenne, dont je suis ravie, comme le prix Würth, que je vais recevoir en mai dans le Bade-Wurtemberg, le prix Strega européen ou encore le prix espagnol Formentor. Vous avez été sélectionnée pour le Goncourt dès votre premier roman, Les Armoires vides, en 1974, un souvenir finalement cuisant, puisque vous écrivez à l'époque dans votre journal qu'être sur une liste est une "entreprise sadique". Oui, c'est un sale moment dans la vie, sauf si on a le prix ! [Rires.] Personne ne veut revivre cela. Et cela peut même vous tétaniser. Je pense à Catherine Guérard, l'auteure de Renata n'importe quoi, qui a failli avoir le Goncourt en 1967 - c'est André Pieyre de Mandiargues qui l'a obtenu pour La Marge. Elle n'a plus rien écrit après, on a perdu sa trace. Lorsque vous recevez le Renaudot en 1984 pour La Place, vous dites être sans émotion... En fait, le livre, sorti en janvier, avait déjà eu beaucoup de retentissement, notamment grâce à un Apostrophes de début avril. Du coup, le Renaudot est venu couronner un succès. Ce qui est incroyable et génial, c'est que La Place vit toujours, notamment parce qu'il est prescrit à l'école. De même est-il formidable qu'un livre comme L'Evénement, publié en 2000, connaisse une seconde vie grâce à son adaptation au cinéma par Audrey Diwan. Lors de la sortie du "Quarto" Ecrire la vie, en 2011, réunissant 12 de vos écrits, vous aviez fait mention de votre réticence pour ce recueil que vous qualifiez de "mausolée". N'avez-vous pas eu cette même appréhension avec ce "Cahier" qui vous est consacré ? Si si, j'ai résisté beaucoup, depuis 2013. Et puis, Pierre-Louis Fort, que je connais bien depuis vingt ans et en qui j'ai entière confiance, avait envie de faire un travail sur mon oeuvre, alors je l'ai dirigé vers les éditions de l'Herne. Cela s'est très bien passé. Pierre-Louis m'a demandé mon avis pour les contributeurs - le grand mérite de ce "Cahier" réside d'ailleurs dans la diversité de ses signataires, une bédéiste Aurélia Aurita, une compositrice et pianiste Jeanne Cherhal, des romanciers Nicolas Mathieu, Delphine de Vigan, Nathalie Kuperman, Geneviève Brisac..., des cinéastes Audrey Diwan, Danielle Arbid des universitaires... Cette richesse le rend accessible à tous, du grand public aux étudiants en lettres. Etes-vous d'accord avec Pierre-Louis Fort, qui a choisi trois oeuvres, L'Evénement, Les Annéeset Mémoire de fille, pour illustrer votre projet "auto-socio-biographique" ? On ne pouvait pas donner la même importance à tous les livres, mais tous appartiennent à ce projet - pour ma part, je préfère parler de "quelque chose entre la littérature, la sociologie et l'histoire". Et puis les contributeurs avaient carte blanche, ce sont eux qui ont choisi d'écrire sur tel ou tel texte, et beaucoup ont opté pour La Place. C'est avec La Place, "le livre de la déchirure sociale", que vous avez eu, dites-vous, la conscience accrue du rôle politiquement fort de l'écriture et de l'importance de la recherche formelle... C'est un livre politique, en effet, la violence de certaines critiques me l'a bien montré. Il ne faut pas oublier Le Nouvel Observateur qui, sous la plume de Jean-François Josselin, ne m'a pas loupée pendant des années. A la sortie de Passion simple, ç'a été pire que tout, il s'est déchaîné. A son tour, Jérôme Garcin a fustigé La Honte, mais il est vrai qu'il a donné une belle place aux Années dans son magazine. Au Masque et la Plume, Frédéric Beigbeder adore m'étriller aussi. Cela dit, certaines mauvaises critiques me réjouissent, je sais bien "d'où ils écrivent", comme on dit. Les tenants de la "gauche caviar" ne peuvent pas comprendre que je donne autant de dignité à un monde considéré comme inférieur. Je détruis les hiérarchies. En revanche, Nicolas Mathieu parle avec bonheur de vos écrits, notamment de La Place, dont la lecture lui a procuré, écrit-il, une "commotion". L'auteur de Leurs enfants après eux fait-il partie de votre famille d'écrivains ? Oui, il y a des écrivains avec lesquels je sens une forme de fraternité. Ainsi de Georges Perec, que j'admire depuis Les Choses, lu en 1965 ; son écriture est d'une grande profondeur. Je citerais aussi Pierre Michon, Leslie Kaplan, Danièle Sallenave. Et puis il y a les héritiers directs, Edouard Louis, Didier Eribon, Nicolas Mathieu... Le charme de ce "Cahier" tient essentiellement aux extraits inédits de votre journal. Publierez-vous un jour votre journal dans son intégralité ? Pas de mon vivant, non, mais à titre posthume, oui. Je l'ai notifié dans mon testament à l'attention de mes fils. Vous savez, là , c'est une première, je n'avais jamais donné des extraits de mon journal. Mais je les ai choisis avec précaution, aucun d'entre eux n'a trait à ma vie intime ou ne peut porter préjudice à des vivants. Je n'ai pas voulu livrer de noms, j'ai souhaité rester assez clean. Les extraits choisis sont de nature sombre. 7 avril 1986 "Maman est morte". 22 juillet 2006 "J'ai enterré Kyo" la chatte. 30 septembre 2002 cancer du sein droit. 19 décembre 2001, à propos des Années "Je suis dans l'enfer de l'écriture..." Mai 1998 voyage éprouvant à Bucarest. Octobre 1994 Corée du Sud, "Qu'est-ce que je fais là ?". 24 janvier 2002 "Pierre Bourdieu est mort hier soir"... N'y a-t-il que des événements dramatiques dans votre journal ? Bien sûr que non, il y a des moments heureux, et un peu crus - il n'y a pas eu que Passion simple dans ma vie, vous savez ! [Rires.] "Il a peut-être fallu que j'ai un cancer pour persister et écrire ce livre"Revenons sur quelques-uns de ces événements. La mort de votre mère, l'enfer de l'écriture, les invitations à l'étranger par les instituts français... A la mort de ma mère, j'ai tout de suite su qu'il me fallait écrire un livre sur elle ; je l'ai commencé tout de suite, le 15 avril, et cela a donné Une femme, en 1988. Pour Les Années, j'ai pris beaucoup beaucoup de temps à envisager et à accepter la forme impersonnelle que j'ai fini par choisir, elle était tellement inédite. Je n'avais aucun exemple possible dans la littérature. Et il a peut-être fallu que j'aie un cancer pour persister et écrire ce livre, histoire de ne pas penser à la maladie jour et nuit et de ne pas me demander ce que je serais dans un ou deux mois. L'écriture était un médicament, comme je le raconte dans L'Atelier noir, mon journal d'écriture. Quant aux voyages, j'étais dans les années 1990 tentée d'accepter toutes les invitations, en Chine, au Japon... Mais c'est vrai que certains déplacements ont été éprouvants, comme dans la Roumanie de 1998. Je me rappelle m'être dit "plus jamais ça", j'avais l'impression d'être une "commise-voyageuse". Quelques mots sur Mémoire de fille, un livre que vous avez mis très longtemps à écrire, mais qui est tout de même paru en 2016, soit avant la vague MeToo et la déferlante de paroles. Oui, comme l'écrit la sociologue Isabelle Charpentier, ma première expérience sexuelle a été vécue dans ce que j'ai appelé "les zones grises du consentement". Je n'ai jamais employé le mot "viol". Je me souviens, je me demandais "Pourquoi elle consent, cette fille ? C'est ça, elle consent, et elle continue, elle n'arrête pas de consentir." J'ai vraiment l'impression d'avoir permis une conscience de choses qui jusque-là étaient sans doute ressenties mais pas exprimées ; des portes se sont ouvertes, ce qui est majeur pour moi, j'aurai fait quelque chose de ma vie. De même en a-t-il été avec La Place sur la déchirure sociale. J'avais déjà évoqué le sujet dans mon premier livre, Les Armoires vides, mais il est sorti le jour de la mort de Pompidou, le 2 avril 1974. On ne s'est plus intéressé qu'à l'élection à venir. A ce propos, le chercheur et critique littéraire Alexandre Gefen rappelle vos engagements de citoyenne, votre soutien à Mélenchon en 2012, votre adhésion aux gilets jaunes, la lettre ouverte à Macron en mars 2020 "dénonçant les "inégalités criantes" et les "restrictions des libertés"... En ce qui concerne les gilets jaunes, je ne parlerai pas d'adhésion, non, mais plutôt de compréhension de ce pourquoi ils se révoltaient et de ce qu'ils essayaient de dire avec leurs mots maladroits. Cela partait dans tous les sens, mais c'est vrai pour toute révolution, qui n'est jamais ordonnée. L'important, à mes yeux, c'est qu'ils avaient conscience des injustices et récusaient toute dépendance politique. Quant à Jean-Luc Mélenchon, j'ai continué à le soutenir. J'ai adhéré dès novembre au Parlement populaire [NDLR l'organe de liaison entre les mouvements sociaux et la campagne de Jean-Luc Mélenchon], je fais donc partie de ceux à qui il a demandé de dire s'ils veulent voter Macron, s'abstenir ou voter blanc. Dans votre journal, à la date du 30 avril 2002, vous écrivez, alors que Jacques Chirac se retrouve face à Jean-Marie Le Pen "Et si Laguiller avait raison en prônant le vote blanc ou nul ? Mais le danger Le Pen ? Comment savoir ?" Et plus loin, "par-dessous tout, le mépris de la classe populaire, la gauche chic partout, et friquée", avant de dire votre "agacement suprême devant ce déploiement de discours vibrants contre le fascisme"... Le 22 avril, le lendemain du premier tour, j'étais partie huit jours aux Etats-Unis pour parler de mes livres. Quand je suis rentrée, sans avoir été baignée par l'ambiance de l'entre-deux-tours, j'ai été un peu énervée par tous ces discours vibrants d'un jour, faciles à tenir, mais qui ne s'élèvent jamais contre les licenciements. J'ai alors hésité entre le vote pour Chirac et l'abstention, je me demandais si j'allais offrir un blanc-seing à Chirac... et finalement j'ai voté pour ce dernier, en me promettant bien que ce serait la dernière fois, que je ne me ferais plus jamais avoir. D'ailleurs, en 2017, je ne suis pas allée voter. Et cette année ? Je viens de choisir de voter Macron, c'est un crève-coeur. Je me rappelle avoir dit en 2018, dans le journal Zadig, qu'il était en train de fabriquer la prochaine élection avec une Le Pen en face de lui. Il voulait cela, c'est évident. Bon, maintenant il est obligé de séduire la gauche, on n'y croit pas - voyez, Sarkozy est en embuscade -, mais on y va, on le fait, la mort dans l'âme. Vous avez une même détestation pour Emmanuel Macron que pour Nicolas Sarkozy ? Oh, comme beaucoup d'autres, j'ai beaucoup plus de détestation pour Macron. En raison de son mépris et de son arrogance. Et puis, il a toujours voulu faire croire... Il ne reste rien de sa grande consultation populaire. Et la grande cause du féminisme, parlons-en ! Enfin, il a détruit les services publics l'un après l'autre, l'école, la santé... D'une certaine manière, Sarkozy, lui, annonçait la couleur. Mais je vis ici, à Cergy, ville nouvelle multiethnique et multiculturelle et je ne peux pas laisser passer le Rassemblement national. Je sais à quel point tous les jeunes de la région vont souffrir avec Marine Le Pen. Cela ne vous chagrine-t-il pas qu'une grande partie de l'électorat populaire penche pour Marine Le Pen ? On peut comprendre que les gens se laissent abuser par elle. Mais je ne pense pas qu'il va y avoir beaucoup de votes pour Le Pen dans ce monde-là ; en revanche il y aura nombre d'abstentions, notamment au sein de la jeunesse. D'un président à l'autre... Vous racontez, dans un passage savoureux de votre journal, un déjeuner avec François Mitterrand chez votre éditeur, Gallimard, le 18 juin 1988. C'était épouvantable, je me sentais obligée d'y aller, pour Gallimard c'était important. Ç'a été une vraie corvée. Je l'ai écrit à l'époque "Etre encore et toujours l'étrangère, en position on ne peut plus solitaire, car tous sont à l'aise dans ce monde. Fantasmes venir avec un revolver, le crime gratuit !" J'appréciais François Mitterrand, mais les circonstances étaient éprouvantes. Il y avait là Claude Gallimard "tragique figure se défaisant", Antoine et sa femme, le poète Octavio Paz et son épouse, Sollers et Julia Kristeva, "l'oeil noir". En fait, Ils étaient tous constipés ! J'étais assise à la gauche du président, qui, lui-même, avait quelque gêne à se statufier, "à être l'oracle qu'on lui demande d'être". Quand il est parti, tout le monde s'est senti délivré. Parallèlement au "Cahier", vous publiez Le Jeune Homme, une sorte de novella, que vous avez écrite en deux temps semble-t-il, en 1998-2000 puis tout récemment... En effet, il s'agissait d'un brouillon sur lequel je suis tombée à l'occasion de mes recherches pour ce "Cahier de l'Herne". Je me suis dit que je pouvais faire quelque chose de cette histoire où s'entremêlaient le sexe, le temps et la mémoire. Ce jeune homme de 25 ans, de près de trente ans plus jeune que sa maîtresse de 54 ans, "était, écrivez-vous, le passé incorporé". En quelques mots, tout est dit, non ? Oui, je n'ai rien à dire de plus au fond. [Rires.] Dans ce texte, tous les mots comptent. J'ai écarté tout ce qui pouvait être de l'ordre de la passion - il n'y a pas de passion en fait, on le sent bien - pour comprendre ce que signifiait cette histoire. On pourra trouver que ce livre éminemment politique et féministe est implacable, d'ailleurs. En choisissant la jeunesse, vous évitez, écrivez-vous, d'avoir en face de vous le visage de votre propre vieillissement. Un privilège généralement réservé aux hommes ? Oui, et c'est ce qui fait qu'aujourd'hui je suis très fière de publier cela, et d'avoir été un modèle pour les femmes, en quelque sorte. Vous avez alors un incroyable "sentiment de répétition", vous rejouez des scènes et des gestes qui avaient déjà eu lieu... Il était très étonnant de revenir ainsi de manière régulière à Rouen, dans cette ville où j'avais passé des années de jeunesse et de formation, et d'y vivre des choses que j'avais déjà vécues dans ma vie de femme mariée. J'ai vraiment eu l'impression d'être un personnage de fiction, mais en même temps c'était très jouissif, le temps n'existait, réellement, plus. Et puis, le jeune homme m'évoquait mon origine sociale, je retrouvais là des choses troublantes. Alors que d'habitude c'est moi qui suis la transfuge de classe, là , c'était l'inverse, j'étais la bourgeoise, et j'avais l'argent. Vous revivez une jeunesse, mais, pour le coup, débarrassée de la honte... Oui, c'était presque jouissif de provoquer les gens autour de nous, de provoquer le scandale. C'est un renversement par rapport à cette honte que j'ai pu connaître quand j'étais jeune. Un jour, il me semble qu'il n'y aura plus là matière à scandale. Les mentalités évoluent vite, cela m'enthousiasme. C'est vous qui avez ouvert la voie à Emmanuel Macron ? [Rires.] Son statut matrimonial m'a beaucoup séduite, au départ, il est vrai. S'il y a quelque chose de bien chez Macron, c'est cela. Annie Ernaux, "Cahier" dirigé par Pierre-Louis Fort. Editions de l'Herne. 322 p., 33 €. Le Jeune Homme, par Annie Ernaux. Gallimard, 48 p., 8 € en librairie le 4 mai. Propos recueillis par Marianne Payot Les plus lus OpinionsLa chronique de Vincent PonsVincent Pons, avec Boris ValléeLa chronique de Marion Van RenterghemPar Marion Van RenterghemLa chronique de Sylvain FortPar Sylvain FortLa chronique du Pr Gilles PialouxPar le Pr Gilles Pialoux
La8 ! De très loin la plus réussie de la série je trouve ! La 4 a aussi un petit quelque chose de tendre, de joyeux, et d’érotique qui la rend très sympa aussi ! 4. Le 15 mai 2009, 11:01 par Antoine. Merci à tous pour votre passage! Manalover, il va falloir qu’on reparle de la dimension érotique je pense :D. 5.
J’avais promis que la séance photo réalisée avec Margaux au Louvre n’était que la première d’une longue série. Aujourd’hui je reviens donc sur une petite série faite avec Margaux autour du Canal Saint-Martin il y a quelques semaines, à l’arrivée du printemps. Devant la force et la beauté des contrastes, j’ai décidé de passer toute la série en noir et blanc, et je vous laisse juger du résultat, dont je suis personnellement… très amoureux. 1. Le plus beau regard perdu que j’ai pu obtenir… Ce qui fait de cette photo ma préférée de la série Une dizaine d’autres images dans la suite. 2, 3 et 4. Dans les escaliers sur un des ponts, maintenant quelques poses… 5. Margaux, en plongée à grande ouverture… 6. Une photo dans une pose bien plus classique, mais un regard et une mimique que je trouve intéressants. 7 et 8. De dos, sur le pont… Je trouve en particulier la deuxième très belle avec un vrai mouvement dans l’image, guidé par le canal. Canal Saint-Martin Margaux Noir et Blanc Paris Portrait
Principalementl’album noir et blanc je reviens des archives de vinyles de la Maison de la radio, et je me disais ça, que c’était incroyable parce
Non, car cela n’existe pas. En effet, le pigment bleu est extrêmement rare dans la nature. Même les animaux et les insectes de couleur bleue, comme les grenouilles et les papillons n’ont pas de pigments bleus si ce n’est un papillon, prénommé Obrina Olivewing ».Deuxièmement, Quel mélange de couleur pour faire du bleu ?Sur le cercle chromatique, tous les tons de bleu se trouvent entre le cyan et le vert. Le cyan, une couleur primaire impossible à créer, est un bleu clair légèrement vert qui ressemble au turquoise. Pour faire du bleu en peinture, il vous faut donc du cyan qui est nécessaire pour produire toutes les nuances de Quelle est la couleur la plus rare dans la nature ?Le bleu, une couleur rare dans la autre côté Quelle est la couleur la plus rare au monde ? 1. Le lapis-lazuli, ou bleu outremer naturel. Ce pigment était extrait en Afghanistan et envoyé par bateau en est la symbolique de la couleur bleu ?Omniprésent dans nos vies, le bleu est synonyme d’évasion et symbole de fidélité, de sagesse, de justice et de la foi. Pour les Égyptiens, le bleu était une couleur porte-bonheur liée à l’immortalité et à la couleur mélanger pour obtenir du bleu canard ?Si le bleu est considéré comme une couleur froide, le bleu canard, mélange de bleu et de vert avec une pointe de jaune, fait partie des rares bleus mélange de couleur donne du mauve ?jaune + bleu = vert. bleu + rouge = est la couleur Navy ?NAVY BLUE est un bleu profond rappelant la mer. La couleur a un effet très classique et confère un look marqué aux est la couleur la plus chère ?Réponse originale Le lapis-lazuli était-il la couleur la plus chère à se procurer à la renaissance ? Brièvement – oui, c’est vrai. Le pigment s’appelait bleu outremer et était le plus cher à l’époque des peintres de la est la couleur qui attire le plus ?Après dépouillement des résultats, la couleur la plus attirante de tous les temps est… le bleu !Quels sont les 10 plus belles couleurs du monde ? Top 20 des couleurs , de la plus belle à la plus moche le mauve c’est caca Bleu marine. Voilà ça se prend pour Corto Maltese, ça entretient son côté dark, ça se veut mystérieux. … Bleu. Bleu comme le ciel. … Noir. Oui, le noir est une valeur. … Rouge. … Turquoise. … Blanc. … Vert bouteille. … que le bleu Evoque généralement ?Le bleu est une couleur que l’on a l’habitude de voir, notamment dans la nature le ciel et la mer. Et d’ailleurs, couleur de l’océan, le bleu évoque ainsi des idées de voyage, de découvertes, d’horizons est la signification de la couleur bleu marine ?Dans les tons foncés, il dégage la vérité, la confiance, la loyauté, l’intelligence et la sécurité. Dans les tons plus clairs, il est associé à des idées de merveilleux, de liberté, de rêve et de est la couleur de l’espoir ?Bleu, couleur de l’ est la couleur bleu canard ?Le bleu canard est une couleur froide, à la fois masculine et féminine. Elle tire son nom des plumes dorsales de l’animal et de ses nombreux reflets bleutés ou encore verts et jaunes. Le bleu canard est utilisé dès le XVIe siècle comme élément de décoration pour les obtenir du bleu paon ?Comme beaucoup d’appellation, le bleu canard, paon… n’a pas de référence normée, il désigne un mélange de bleu soutenu avec une dose de vert pour l’adoucir, une sorte de faire de la couleur beige ?Pour obtenir du beige, il vous faudra compter sur deux couleurs à intégrer à votre base de blanc le marron et le jaune. le marron il est préférable d’opter pour un marron relativement foncé, de type Terre de obtenir une couleur parme ?Pour donner un coup de peps à un mur parme, vous pouvez lui adjoindre une couleur vive telle que le jaune, l’orange et, pour les plus téméraires, le noir. Le Violet est la couleur secondaire issue du mélange des primaires Rouge et faire de la couleur indigo ? Les couleurs secondaires, obtenues par le mélange des couleurs primaires, peuvent donner d’autres nuances intéressantes Le violet mélangé au bleu donne de l’ indigo ; Le violet et le rouge donnent du pourpre ; Le bleu et le vert donnent un turquoise ; L’orange et de jaune donnent du jaune orangé ;Comment faire la couleur lilas ?C’est une couleur de peinture faite d’un mélange de rouge et de bleu, ainsi que de blanc pour l’éclaircir et donner un violet clair, typique des fleurs de couleur associer au bleu navy ?Associé à du blanc, du jaune, du rose, du vert mint ou même du jean, il fait merveille, au cours d’une saison est la couleur pétrole ?Le bleu pétrole est une combinaison de bleu et de vert. Le nom de la couleur pétrole » vient du mot pétrole, le liquide inflammable qui, lorsqu’il est chauffé à son point d’ébullition, devient bleu est la couleur cobalt ?Le bleu cobalt est une couleur obtenue à partir de pigments minéraux synthétiques. Officiellement créée en 1802 par le chimiste français Louis Jacques Thénard, cette nuance de bleu foncé oscille entre l’azur et le c’est l’actualité, décryptage des tendances, conseils et brèves inspirantes, n’oubliez pas de partager l’article !Contributeurs 27 membresuESjI.